les Hollandais
quittent leur pays !
Les
classes moyennes pensent qu'il est impossible de
vivre avec les islamistes, ils s'expatrient !
de MARLISE SIMONS , New York Time
27 février 2005
AMSTERDAM
– Depuis quelque temps Paul
Hiltemann avait déjà remarqué
une humeur sombre aux pays bas.Il dirige une agence
pour les gens qui veulent émigrer et sa liste
de clients a soudainement augmentée.
Mais il
a été stupéfait en novembre
quand un réalisateur néerlandais a
été touché par une balle et
sa gorge tranchée à Amsterdam street.
Dans les semaines qui ont suivies, Hiltemann a été
inondé de mails et coups de téléphone.
"C'était
la grosse panique, un flot de gens disaient qu’ils
voulaient quitter le pays. "Quitter
cette terre avec ses généreux bénéfices
sociaux et larges salaires, cet endroit avec de
bonnes écoles, des musées, des terrains
de sports et route aménagées pour
les vélos, tout ça dans une démocratie
vivante ? La réponse, de plus en plus est
oui.
Cette
petite nation est un aimant à immigrants,
mais les statistiques suggèrent qu’il
y a un vol d’accélération pour
la classe moyenne. Les néerlandais de classes
moyennes disent qu’ils sentent un pessimisme
général à propos de leur petite
contrée surpeuplée et des tensions
sociales qui ont grandies avec les vagues d’immigrants,
la plupart musulmans.
Les
hollandais vivent dans une atmosphère de
cocotte minute dit hiltemann.
C’est plus que les complications croissantes
d’absorber les immigrants, maintenant un dixième
de la population, la plupart venant de pays musulmans.
Beaucoup d’hollandais semblent affolés
que leur pays, qui poursuit depuis des décennies
un confortable consensus politique, semble maintenant
si tendu et prêt à la confrontation.
Les émigrants ont surtout opté pour
des pays anglophones comme l’Australie, la
nouvelle Zélande et le Canada.
Lors des entretiens, les émigrants sont rares
à citer la peur de l’islam militant
comme la principale raison de plier bagages. Mais
le meurtre de Theo van gogh, un critique enflammé
des fondamentalistes musulmans, semble avoir été
le catalyseur. "Notre web site a eu 13.000
connections dans les semaines qui ont suivies le
meurtre de van gogh", dit Franz Buysse, qui
dirige une agence qui prend en charge le travail
administratif pour quitter la hollande.
"C’est
quatre fois le taux normal"
Le
meurtre de van gogh est le seul que la police attribut
à un militant islamique; mais depuis cela
la police a reporté avoir trouvé des
listes de personnes à éliminer chez
des militants islamiques locaux, avec les noms de
six éminents politiciens.Les effets se répercutent
toujours.
Dans un sondage d'opinion récent, 35 pourcent
de l'Hollandais natal a questionné avait
des vues négatives de l'Islam. Il n’y
a pas de chiffres précis sur le nombre qui
partent, mais les diplomates canadiens, australiens
et néo zélandais que les papiers concernant
l’immigration sont traité dans leur
capitales. Les secrétaires d’ambassade
ont étés inondés de demandes
ces derniers mois. Beaucoup de ceux qui s’installent
à l’étranger n’apparaissent
pas dans les statistiques de migration comme le
contingent grandissant des retraités qui
s'assemblent à des endroits plus chauds.
Mais les statistiques officielles montrent une tendance.
En 1999, presque 30.000 natifs hollandais ont quittés
le pays, selon le bureau central des statistiques.
Pour 2004, les prévisions approchent les
40.000. "Cela a définitivement augmenté
les cinq dernières années" dit
cor kooijmans, un démographe du bureau. Ruud
konings un comptable, a juste vendu sa confortable
maison d hilvarenbeek. En mars, après un
an à remplir des papiers, la famille va partir
pour l’Australie.
Le couple dit que la raison principale est leur
peur pour la sécurité et le bien être
de leur deux filles adolescentes. "Quand j’étais
enfant, cet endroit était libre, mais mes
enfants ne peuvent pas rentrer a la maison en vélo
la nuit en sécurité"dit konings,"Mon
fils en est à son cinquième vélo
qu’on lui vole" A
l’école, ses enfants et leurs amis sentent
des difficultés, il ajoute. "Ils ont
peur d’être malmenés par les bandes
de gamins étrangers". Sandy sagen a
postulé pour partir en norvege avec son mari
et leur deux enfants.Ils veulent acheter une ferme
dans ce qu’elle appelle "un endroit plus
sur, plus tranquille". Comme les sangens et
les konings, d’autres qui partent, parlent
de leur recherche d’espace libre, d’air
pur, de civilité tranquille qu’ils ont
perdus.
Certains citent une augmentation de comportements
antisociaux, et une inquiétude de la nouvelle
dureté et des agressions dans les débats
politiques et dans les rues. Jusqu’au meurtre
de pim fortuyn, un politicien populiste anti immigration,
en 2002 et le plus récent assassinant d’un
professeur par un étudiant, cette génération
d’hollandais ne peuvent pas concevoir tant
de violence dans leur contrée pacifique.
Apres le meurtre de van gogh, des démonstrations
de colère et les incendies de mosquées
et écoles musulmanes ont eu lieu. En réponse
des églises chrétiennes ont étés
attaqués.
La phrase que les pays bas sont « complet
» est devenue un mantra national. Il a été
usé avec précaution dans un premier
temps, parce qu’il avait une connotation anti
immigrés et anti musulmans. Mais beaucoup
des personnes interrogées l’annoncent
maintenant catégoriquement, comme Peter bles.
Il a fait une longue carrière dans une banque
à Amsterdam, mais lui et sa femme se prépare
à aller vivre en australie. "Nous avons
trouvé des gens plus polis, moins stressés,
moins agressifs" dit bles .L’espace est
précieux dans cette nation ou la densité
de population est la plus importante d Europe, ou
16.3 millions de personnes vivent dans un endroit
approximativement de la taille de l état
du maryland ; Le Danemark qui est légèrement
plus grand a 5.5 millions d habitants. Les démographes
hollandais disent que leur pays a subi un des décalages
démographiques les plus rapides et de plus
grande envergure, avec 10 % de population étrangère,
la plupart sont des musulmans.
Blâmer les immigrants est devenu pour beaucoup
une chose commune. Les marocains et turcs conservateurs
des régions rurales sont accusés de
dédaigner le mode vie libéral hollandais
et de faire de petits efforts pour s'adapter. La
jeunesse immigrée constitue la moitié
de la population carcérale. Plus de 40% des
immigrés reçoivent une aide gouvernementale,
une source de ressentiment pour les natifs hollandais.
Les immigrés disent qu ils sont victimes
de discriminations.
Konings
dit que les hollandais eux-mêmes ont apportés
une partie des frictions sociales. Les hollandais
« pensaient que nous avons du nous adapter
aux immigrants et que nous avons du leur donner
l aumône », dit elle. "Nous avons
étés trop cléments, maintenant
c est difficile de tourner la barre".
Pour hiltemann, le consultant en immigration, ce
qui est remarquable ce n est pas seulement la montée
subite d intérêt des hollandais pour
l’émigration, mais également
le type de personnes impliquées : "ce
sont des personnes qui ont réussies, je veux
dire des professionnels de lurbanisme, directeurs,
physiothérapeutes, informaticiens"dit
il. Il y a cinq ans la plupart de ses clients étaient
des fermiers recherchant plus de terres. Buysse
qui emploie 8 personnes pour traiter les visas (concurred).Il
dit que les fermiers émigraient quand l Europe
coupait les subventions agricoles "ce qui est
nouveau" dit il "c est que les néerlandais
qui sont riches veulent maintenant quitter le pays".