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Dimanche 6 novembre 2005
DJIHAD en France du 28 octobre au 4 novembre 2005
Des scènes d’une violence inouïe se sont déroulées fin octobre 2005 dans les rues de Clichy-sous-bois.
De telles violences urbaines ont aussi eu lieu à Lyon, Perpignan, Toulouse, et ailleurs encore, des scènes que les Français de la génération précédente n’avaient jamais vues.
Au train où vont les choses, les émeutes de Clichy se reproduiront partout.
Nuit du 27 au 28/10/05
Violents incidents en banlieue parisienne
CLICHY-SOUS-BOIS
(AFP) - Le calme semblait revenu vendredi vers 2H00 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où
les forces de l'ordre et les pompiers avaient fait face dans la nuit à des
"troubles urbains"
provoqués par la mort accidentelle jeudi de deux jeunes dans un transformateur EDF de la ville.
Jeudi en fin d'après-midi, vers 17h30,
une bande de jeunes est interpellée par la police à cause d'un vol dans un cabanon
à Livry-Gargan, une ville touchant Clichy-sous-Bois.
En tout, six jeunes sont interpellés et trois prennent la fuite. Ces derniers enjambent ensuite les grilles d'un transformateur EDF, situé rue Dubois à Clichy-sous-Bois, où deux d'entre eux âgés entre 14 et 16 ans trouvent la mort en s'électrocutant, indique-t-on de source policière. Le troisième, dans un état grave, a été conduit à l'hôpital par le SAMU, a-t-on indiqué auprès des pompiers de Paris.
Le service départemental de la police judiciaire (SDPJ 93) a été chargé de l'enquête.
Selon la brigade des sapeurs-pompiers de Paris,
des "bandes incontrôlées de plusieurs dizaines de jeunes" s'en sont pris, dans la soirée de jeudi, aux engins des pompiers, au centre de secours de Clichy-sous-Bois et à d'autres bâtiments qu'ils ont caillassés
.
Les bandes ont également incendié des véhicules, à Clichy ainsi qu'à Montfermeil
.
Vers 3H00, des policiers patrouillaient dans le quartier du Chêne pointu, où l'on pouvait voir des restes de
quelques véhicules calcinés, des vitrines brisées dans le centre commercial et des abris-bus vandalisés
.
Le centre de secours et le bâtiment de la Poste ne semblaient pas avoir subi de dégâts importants.
Une heure plus tôt, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) avait évoqué "une stabilisation de la situation", en précisant que "les mesures de sécurité avaient permis d'éviter que des pompiers soient blessés". Les quelques dizaines de policiers positionnés devant le centre de secours de Clichy-sous-Bois, allée du Chêne pointu, avaient commencé à se retirer.
Selon un communiqué de la BSPP, reçu par l'AFP peu avant 01H00, les pompiers de Paris avaient été appelés à 18H44 pour porter secours à trois personnes électrocutées qui s'étaient réfugiées dans un transformateur après avoir tenté d'échapper à la police.
Après cette intervention, des "bandes incontrôlées de plusieurs dizaines de jeunes" se sont attaquées aux engins des sapeurs-pompiers de Paris et au centre de secours de Clichy, selon le communiqué.
La BSPP a précisé dans ce texte: "Plus tard dans la soirée, ces mêmes délinquants ont mis le feu à une quinzaine de véhicules ainsi qu'à de nombreux bâtiments de la ville, conduisant l'état-major des sapeurs-pompiers à déclencher le plan secours "troubles urbains".
Ce plan implique l'envoi "d'un nombre important d'engins et de personnels pour faire face à une situation critique dans une zone délimitée", selon les pompiers.
"Les pompiers, toujours accompagnés des forces de l'ordre, ont alors des mesures particulières de sécurité à respecter de manière à se protéger et un poste de commandement avancé est chargé de diriger toutes les interventions sur le terrain", a-t-on expliqué à la BSPP.
Nuit du 28 au 29/10/05
Un véhicule des CRS a été la cible d'un tir à balles réelles vendredi soir à Clichy-sous-Bois
(Seine-Saint-Denis), au lendemain d'une nuit d'affrontements entre des centaines de jeunes et des forces de police, a-t-on appris tard vendredi auprès de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. On ne signalait aucun blessé dans l'immédiat.
"L'état des lieux, c'est que c'est chaud", a déclaré vendredi soir Michel Theuil, directeur de cabinet du préfet. "Il y a eu un tir à balle réelle de gros calibre sur un camion de CRS."
Selon la préfecture, la commune de
Clichy-sous-Bois était de nouveau le théâtre de violences urbaines, avec des groupes de jeunes incendiant des véhicules et des poubelles
.
Vendredi soir, une unité de CRS et un escadron de gendarmes mobiles étaient déployés sur les lieux tandis qu'une autre unité de CRS devaient arriver en renforts, selon la préfecture. Le préfet de la Seine-Saint-Denis et le directeur départemental de la sécurité publique, Jacques Méric, se trouvaient également sur place.
"A ma connaissance, à l'heure ou je vous parle, il n'y a pas eu de blessés", a ajouté M. Theuil.
De violents accrochages ont eu lieu à Clichy-sous-Bois entre jeunes du quartier et forces de l'ordre. Les troubles ont éclaté lorsque les pompiers ont été appelés pour porter secours à trois jeunes électrocutés, dont deux sont décédés et un a été hospitalisé dans un état grave à l'hôpital Beaujon de Clichy-sur-Seine.
Selon les pompiers, lorsque les secours sont arrivés jeudi soir à Clichy-sous-Bois, ils ont été accueillis par des jets de pierres. Des jeunes du quartier du Chêne pointu ont également brûlé des poubelles, des voitures et saccagé des bâtiments.
D'après les pompiers et les habitants du quartier, ces trois jeunes s'étaient réfugiés dans un transformateur EDF à haute tension pour échapper à la police. La police, la préfecture de Seine-Saint-Denis et le ministère de l'Intérieur affirment cependant que ces jeunes n'étaient pas poursuivis.
Nuit du 29 au 30/10/05
La situation était quasiment revenue à la normale dimanche vers 01H00 (23H00 GMT samedi) à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où la soirée a été "beaucoup plus calme" que les soirs précédents, sans violences ni blessé, mais avec treize interpellations, a indiqué la police, alors que les pompiers ont relevé 20 véhicules incendiés.
"La situation est actuellement calme", a déclaré le directeur départemental de la sécurité publique Jacques Meric lors d'un point presse.
Il n'y "pas eu d'affrontements avec des groupes constitués", selon la police.
Treize jeunes ont été interpellés, notamment porteurs de marteaux et de bidons d'essence
, dont sept placés en garde à vue.
Au final, les pompiers ont relevé
20 véhicules et une poubelle incendiés, disséminés à travers Clichy et Montfermeil. Un feu s'est propagé à une façade, et un autre a pris dans un garage
. Personne n'a été blessé, ont indiqué les pompiers.
La soirée a été beaucoup plus calme à Clichy que les deux soirs précédents.
Les seuls faits de violence sont quelques jets de pierre et des caillassages de véhicules des pompiers et des forces de l'ordre ayant entraîné un bris de vitre.
Le dispositif policier (400 hommes) reste en place pour le moment. A cause de cette présence,
les feux se sont déplacés du quartier du Chêne-Pointu, siège les deux nuits précédentes d'une "guérilla urbaine" selon les termes de la police, vers la frontière entre Clichy et Montfermeil (Seine-Saint-Denis), à la cité des Bosquets.
Comme jeudi, vendredi soir avait été très violent à Clichy, avec 14 interpellations,
23 policiers blessés
lors des affrontements, 19 véhicules incendiés, et un camion de CRS touché par un tir de balle.
HAUTS DE GARONNE
La quinzaine de jeunes gens dont certains s'en sont pris à des policiers au cours de la nuit de samedi à dimanche ne venaient pas des cité voisines mais habitent le quartier pavillonnaire tranquille autour de la rue Frantz-Schrader, à Floirac.
Un peu avant minuit, samedi, trois jeunes d'une bande qui faisaient un barbecue seraient partis chercher des frites au domicile d'un copain quand, à la vue d'une patrouille de police, ils ont accéléré le pas et se sont cachés derrière un muret. Ils ont été interpellés alors qu'une plage arrière de voiture se trouvait à leurs pieds. Et, contrairement à ce qui avait été indiqué dans un premier temps, celle-ci n'aurait pas été volée mais avait été abandonnée à cet endroit par son propriétaire. Le ton est cependant vite monté.
Ce qui a alerté les copains réunis quelques maisons plus loin. L'un d'eux aurait alors entravé l'action des policiers et a porté des coups à un fonctionnaire. Des renforts ont dû être appelés, et un peu plus tard deux personnes se sont retrouvées en garde à vue au commissariat central (lire notre édition d'hier). A l'issue de leur audition, elles ont été remise en liberté mais le dossier est toujours entre les mains de la Sûreté départementale qui doit le remettre d'ici la fin de la semaine au parquet de Bordeaux.
Deux conteneurs-poubelle et une voiture avaient été incendiés au cours de cette même nuit dans le quartier
, en réponse semble-t-il à ces interpellations. La nuit suivante fut calme sur le secteur. « On ne comprend pas, ce sont des jeunes que l'on apprécie », commente Sarah, une mère de famille qui réside rue Frantz-Schrader.
Hier après-midi, la rive droite baignait dans la tranquillité jusqu'à ce que, vers 16 h 30, un homme tire un coup de fusil, rue Corneille à Floirac. Un tir à la chevrotine, lié semble-t-il à un différend. Personne n'a été blessé et hier soir aucune plainte n'avait été déposée. L'auteur du coup de feu, un habitant de Floirac de 38 ans, a été arrêté au volant de sa voiture. Il a été placé en garde à vue. L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la Sûreté.
Le commissaire Albert Doutre, directeur départemental de la Sécurité publique, s'est félicité de cette interpellation rapide et en a profité pour rappeler que la police allait, dès à présent, renforcer sa présence sur la rive droite.
« Plus il y aura d'incidents, plus on quadrillera », affirme le patron des policiers de la Gironde.
« On ne vas pas laisser le champ libre aux fauteurs de trouble, même si notre action sur le terrain est de plus en plus mal acceptée. »
La Duchère,Lyon (Rhône)
Deux bus ont été caillassés
.
Conséquence : les lignes 66, 44 et 92 ont détourné leur trajet et n’ont plus desservi le quartier de la journée.
Déjà la semaine dernière, des véhicules avaient été la cible de jets de pierre.
La direction des TCL assure que ce matin les bus reprennent leur itinéraire normal.
Nuit du 30 au 31/10/05
La situation était "tendue" dimanche soir vers 21H30 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), avec quelques incendies de voitures, face-à-faces et échauffourées entre bandes de jeunes et forces de l'ordre, qui ont interpellé six personnes, a indiqué la police.
Selon les pompiers, il n'y avait pas de blessés à 22H00.
"La situation est assez tendue du côté du quartier de la Forestière", à la limite entre Clichy et Montfermeil, mais le quartier du Chêne-Pointu, où ont eu lieu les émeutes de jeudi et vendredi soir, est "calme", selon la même source.
A la Forestière, les policiers ont connu "quelques échauffourées", sans plus de précisions, des face-à-faces tendus avec des bandes de jeunes et reçu "quelques jets de projectiles", a ajouté la police.
Six personnes ont été interpellées, dont quatre placées en garde à vue à la sûreté départementale.
Les pompiers ont placé au niveau rouge leur plan "troubles urbains" depuis 21H30. A 22H00, ils étaient intervenus trois fois pour des feux de poubelles et véhicules.
Une grenade lacrymogène a été lancée sur une mosquée de Clichy
, rue Anatole France, vers 21H00, a-t-on appris de source policière. La même source a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une grenade de la police, et a vu dans cet incident une "provocation".
Clichy connaît des troubles pour la quatrième nuit consécutive. Jeudi et vendredi soir avaient été l'occasion d'une véritable guérilla urbaine, avec de nombreux policiers blessés, dégâts et interpellations. Samedi soir avait été nettement plus calme, avec quelques feux et échauffourées sporadiques.
Nuit du 31/10 au 1/11/05
Dans la nuit du 31/10/05 : d'après la police, la situation était "beaucoup plus calme" que la nuit précédente à Clichy-sous-Bois, où peu d'affrontements directs ont eu lieu lundi soir.
A Sevran et Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), les forces de l'ordre ont subi des "caillassages"
qui n'ont pas fait de blessés, selon la préfecture, qui y a également recensé "des incendies de mobilier urbain".
Une source policière a déclaré à l'AFP que
"les émeutiers de Clichy avaient fait des émules à Sevran, Neuilly-sur-Marne et Bondy", où des véhicules ont été incendiés dans la soirée.
Soixante-huit véhicules ont été incendiés dans la nuit de lundi à mardi à Clichy-sous-Bois mais aussi dans quatre autres villes de Seine-Saint-Denis, où les violences urbaines démarrées jeudi soir ont "fait des émules", selon un nouveau bilan de la police mardi.
Dix-neuf personnes au total ont été interpellées à Clichy-sous-Bois et Sevran-Beaudottes. Treize ont été placées en garde à vue pour "destruction de biens", "détention de substances incendiaires" ou "violences volontaires", selon la police. Parmi elles figurent des mineurs.
-
A Sevran
,
les policiers ont subi des caillassages et sont intervenus sur une tentative d'incendie des écoles maternelle et primaire Emile Zola
.
-
A Clichy
, qui a connu sa cinquième nuit de troubles,
19 feux de véhicules, et autant de feux sur la voie publique
, ont été recensés, selon la même source.
Un cocktail molotov a été lancé contre des CRS.
-
Des voitures ont également été brûlées à Aulnay-sous-Bois, Bondy, Tremblay-en-France et Neuilly-sur-Marne
.
- Enfin, en
Seine-et-Marne
,
sept véhicules ont été brûlés à Chelle, où la police a subi des jets de pierre
.
Dans l'ensemble, peu d'affrontements directs ont eu lieu entre jeunes et policiers. Une centaine de personnes sont restées attroupées face aux forces de l'ordre jusque vers 23H00, par petits groupes, dans le quartier des Bosquets à Montfermeil, à la frontière avec Clichy.
Entre les deux, une vingtaine de "grands frères" lançaient sans cesse des appels à l'apaisement. Pour la préfecture, lundi soir n'a pas vu "d'émeutes" mais des "actions de harcèlement" menées par des petits groupes de dix à quinze assaillants.
"
C'était très particulier lundi soir, très sporadique et très mobile", a confirmé une source policière, pour qui "les émeutiers de Clichy ont fait des émules".
A la suite des violences de samedi et dimanche, treize personnes ont été déférées lundi soir au tribunal de Bobigny.
Quatre mineurs doivent comparaître mardi devant le juge des enfants, et huit adultes devant le juge des libertés et de la détention avant leur procès en comparution immédiate mercredi. Un autre majeur sera convoqué par procès-verbal pour être jugé à une date ultérieure. Lundi après-midi, les premières condamnations d'émeutiers ont été prononcées par le tribunal.
Trois hommes ont été condamnés à deux mois de prison ferme pour avoir jeté des projectiles contre des policiers vendredi soir à Clichy. Le dispositif policier des derniers jours - 400 hommes - sera reconduit mardi soir dans la ville, a annoncé la Sûreté départementale.
Les nuits de violence se succèdent
depuis le décès jeudi à Clichy de deux mineurs, Ziad et Banou, électrocutés dans un transformateur où ils s'étaient réfugiés, croyant être poursuivis par la police, à tort selon les autorités.
Sedan, Ardennes
Les violences urbaines se sont poursuivies dans la nuit de lundi à mardi à Torcy-Cités où les CRS appelés en renfort ont procédé à l'interpellation de deux jeunes. Hier soir, le dispositif de surveillance devait être doublé.
Malgré l'arrivée d'une vingtaine de CRS, qui avaient été appelés en renfort pour sécuriser le quartier de Torcy-Cités, où
les violences urbaines se multiplient depuis maintenant une semaine, de nouveaux incendies ont été allumés durant la nuit de lundi à mardi.
Ces débordements seraient liés à la condamnation d'un jeune du quartier à deux ans de prison ferme pour une récidive de conduite sans permis et détention de produits stupéfiants. Le jeune homme avait également tenté d'échapper aux policiers avant de se rebeller lors de son interpellation.
A chaque fois escortés par les forces de l'ordre, qui ont essuyé de nombreux jets de cailloux, les sapeurs-pompiers sont intervenus à trois reprises durant la nuit de lundi à mardi.
Tout d'abord à 21 h 30, pour
un incendie qui venait d'être allumé au 4e étage d'un immeuble désaffecté
, situé au n° 5 de la rue Berlioz. A 0 h 20, toujours dans ce même immeuble (cible des vandales depuis le début des incidents), un nouveau feu était allumé dans un appartement, tandis que tout le quartier était aux fenêtres et que les attroupements se formaient ici et là, ne facilitant pas vraiment la tâche des CRS.
Au chat et à la souris
Durant une bonne partie de la nuit, les incendiaires et les forces de l'ordre allaient jouer au chat et à la souris. A 3 heures - comme la veille et quasiment au même endroit - les fauteurs de troubles parvenaient à incendier une voiture.
Certains témoins ont parlé de cocktails Molotov, mais on ne sait si ceux-ci ont été utilisés contre les forces de l'ordre.
Après avoir complètement bouclé le quartier, les CRS ont interpellé deux jeunes âgés de 20 et 25 ans. Ces derniers se trouvaient toujours en garde à vue hier soir dans les locaux du commissariat de Sedan.
Est-ce lié à cette double interpellation ? Toujours est-il qu'hier à 16 h 30, alors que le quartier semblait avoir retrouvé un peu de calme,
une voiture _ la troisième en l'espace de 48 heures _ était incendiée,
encore et toujours devant le n° 5 de la rue Berlioz.
Les sapeurs-pompiers ont pu intervenir, toujours sous protection policière, sans qu'il n'y ait d'incident.
Le dispositif de surveillance devait être doublé avec l'arrivée d'une vingtaine de CRS supplémentaires.
PAU, Béarn
Lundi soir, la police a affronté pendant une heure et demi des jeunes qui avaient empêché une intervention de pompiers.
Mimétisme des événements de Clichy, réaction aux propos du ministre de l'Intérieur ? Difficile de dire ce qui a poussé des jeunes de la cité de l'Ousse-des-Bois à verser de nouveau dans la violence urbaine.
Il est près de minuit lundi soir lorsque les pompiers sont alertés.
Des containers de poubelles sont en flammes
rue Monseigneur-Campo, entre le centre de tri de la Poste et l'école Marcel-Pagnol, à l'entrée de la cité.
Arrivés sur place,
ils sont pris à partie par des jeunes qui leur jettent des cailloux.
Les soldats du feu ne peuvent pas intervenir et décident de se replier jusqu'à l'église du Hameau. Une partie du quartier est plongée dans le noir.
Depuis les transformateurs locaux, les jeunes ont pris le risque de couper le courant, plongeant l'avenue de Buros, la place Monseigneur-Campo et la rue d'Eauze dans l'obscurité.
Le commissariat de Pau dépêche alors tous ses effectifs disponibles.
Les poubelles en flammes sont en travers de la route, formant une barricade. Les policiers reçoivent le même accueil que les pompiers. Pendant une heure trente, ils doivent affronter une bande de 20 à 30 jeunes, âgés d'une vingtaine d'années en moyenne. Parfaitement organisés, ils défient en jetant des cailloux les forces de l'ordre, régulièrement, par vagues successives. Les policiers casqués répliquent à coups de grenades lacrymogènes et avancent. Ils devront à deux reprises tirer au flash-ball. Peu avant 2 heures du matin, les jeunes s'évaporent. Aucune arrestation n'a été possible.
Plus tôt à Saragosse.
D'après la police, aucun jeune n'a été blessé.
Un policier ayant reçu un caillou au genou a été légèrement atteint
. En outre, la voiture d'un habitant du quartier qui a peut-être voulu raisonner les jeunes et manifester sa désapprobation, a été entièrement vandalisée rue de Portet.
Au commissariat, on ne voulait hier faire aucun lien avec ce qui s'est passé quelques heures auparavant, dans la cité Saragosse.
Vers 22 heures, lundi soir,
deux voitures qui auraient été volées l'après-midi même étaient incendiées
. La première, une Ford Fiesta, a brûlé à proximité de la plaine des jeux. La seconde, une Peugeot 205, a été détruite rue Rhin-et-Danube, de l'autre côté du cours Lyautey. En même temps que cette dernière, un abri en bois de poubelle a brûlé.
Le week-end dernier, ce sont sept containers à déchets qui avaient été incendiés dans l'école Marancy, près de l'avenue Buros, entre Saragosse et l'Ousse-des-Bois.
Sens, Yonne
Sept jeunes gens ont été interpellés après les incidents de la nuit de lundi à mardi.
La nuit de lundi à mardi a été relativement agitée, dans la ZUP des Champs-Plaisants de Sens.
Quatre véhicules ont été incendiés
et hier soir, sept jeunes du quartier étaient encore placés en garde à vue et entendus dans les locaux du commissariat de police. C’est à 22 h 15 qu’un premier feu à été signalé dans la ZUP.
Il s’agissait de l’incendie d’un tas de feuilles mortes, près de l’espace Henri-Sanglier. Une première voiture a été incendiée à 0 h 30, près du parking de l’établissement mc Donald. A 1 heure, c’est dans un autre secteur, sur le parking des Grahuches qu’un camion a pris feu. A 2 heures, une voiture a brûlé rue des Beaumonts et à 2 h 30, c’est une Clio qui a été incendiée sur le parking du Centre commercial des Champs-Plaisants.
Un des véhicules a été incendié sur le parking du centre commercial des Champs-Plaisants.
BRUAY-SUR-L’ESCAUT, Nord Pas de Calais
Une voiture de police municipale remisée sur un parking des services techniques municipaux de Bruay-sur-l’Escaut a été incendiée.
Les incendiaires ont laissé sur place des inscriptions faisant le lien avec les incidents de Seine-Saint-Denis.
Le maire de la commune tenait cependant hier à relativiser ce lien, l’affaire relevant plus à ses yeux de la délinquance ordinaire que d’un effet d’entraînement
.
Aucun autre incident n’a été relevé sur la commune, ni d’ailleurs sur l’ensemble du secteur, confirme de son côté le commissariat central de Valenciennes. Les violences urbaines dans la couronne parisienne n’ont donc pas provoqué ici de réaction en chaîne.
Nuit du 1/11 au 2/11/05
Les violences urbaines s'étendent en Ile-de-France
Une quinzaine de communes
A Aulnay-sous-Bois
, les heurts ont éclaté vers 22h30 et se déroulaient sur une grande allée partant d'un centre commercial, selon un journaliste de l'agence Associated Press Television News (APTN) sur place.
Il a estimé le nombre de policiers à une vingtaine et celui des jeunes à une quarantaine mais un policier interrogé les jugeait plus nombreux
.
Les policiers en tenue anti-émeute ont tiré plusieurs fois au pistolet flash-ball à balles en caoutchouc et ont envoyé des gaz lacrymogènes, tandis que
des poubelles brûlaient dans la r
ue.
A 0h30, le bilan de la préfecture faisait état de
15 véhicules incendiés
dans la ville, alors
qu'une mairie annexe subissait des jets de cocktails molotov et que la caserne des sapeurs-pompiers était harcelée de jets de pierre
.
A Bondy
,
14 véhicules ont été incendiés et la police a effectué 4 interpellations pour jets de projectiles contre les forces de l'ordre
.
Le magasin Mondial Moquette de la ville a été touché par un incendie
, selon la préfecture, mais aucun lien n'était établi dans l'immédiat avec les événements de la soirée.
Au Blanc-Mesnil,
14 véhicules ont été incendiés, 10 à Neuilly-sur-Marne et 1 poids lourd à Sevran
. Des feux de conteneurs ont été recensés à La Courneuve.
Deux véhicules de la direction départementale de l'équipement ont été incendiés
à Bobigny, ainsi que 4 véhicules de la Poste à Tremblay-en-France et
2 véhicules de la Poste à Villepinte.
Une policière a par ailleurs été blessée en gare de Gagny
, a annoncé la préfecture qui ne communiquait dans l'immédiat aucun détail sur les circonstances de l'incident et l'état de santé de la policière.
Dans le Val d'Oise
,
des heurts se sont produits à Goussainville, Argenteuil et Villiers-le-Bel entre jeunes et police, et quelques départs de feux de poubelle ont eu lieu.
Dans les Yvelines
,
les policiers ont aussi constaté
quelques feux de poubelles et des attroupements d'une cinquantaine de jeunes par petits groupes dans le quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie
.
En Seine-et-Marne
,
deux incendies de véhicules de poubelles
ont été recensés.
Un centre social désaffecté a été l'objet d'un incendie
entraînant six interpellations, dont deux jeunes arrêtés après avoir incendié les véhicules et trois avec des produits incendiaires sur eux.
La situation était cependant calme à Clichy-sous-Bois et à Montfermeil où des violences urbaines avaient éclaté les nuits précédentes.
250 véhicules ont été brûlés, selon une source parlementaire.
Des violences urbaines et des affrontements ont éclaté
mardi soir 1er novembre
non seulement en Seine-Saint-Denis, comme les soirs précédents, mais dans au moins trois autres départements de la banlieue parisienne, où de nombreux véhicules ont été brûlés, a-t-on appris de source policière.
250 voitures ont ainsi été incendiées en Ile de France dans la nuit de mardi à mercredi, dont "65 dans la seule ville de Bondy", selon une source parlementaire qui affirmait tenir ces chiffres d'une personnalité informée.
Les précédents chiffres communiqués par la police portaient sur une soixantaine de véhicules au total.
Une quinquagénaire handicapée a été gravement brûlée au cours de l'attaque d'un bus par des jeunes mercredi 2/11/05 à Sevran (Seine-Saint-Denis).
La victime, âgé de 56 ans, a été transportée jeudi au service des grands brûlés de l'hôpital Saint-Antoine. Elle est brûlée au 2e et 3e degré sur 20% du corps.
Les événements se sont déroulés mercredi vers 21H30 à quelques pas de la gare RER de Sevran-Baudottes, selon une source policière.
Un bus articulé de la ligne 15 des Courriers d'Ile-de-France transportant une cinquantaine de personnes a été "pris dans un guet-apens". Des conteneurs enflammés ayant été placés au milieu de sa route
, il a été obligé de s'arrêter.
Des jeunes ont alors lancé une bouteille d'essence enflammée dans le bus. Le chauffeur a demandé aux passagers de descendre du bus, mais une femme handicapée et se déplaçant avec des béquilles n'a pu s'exécuter.
Un jeune l'aurait alors aspergée d'essence
, puis d'autres auraient lancé un chiffon enflammé dans le véhicule, toujours selon le parquet de Bobigny qui s'appuie sur les déclarations du chauffeur.
La femme a été sortie des flammes par le chauffeur, qui a été légèrement intoxiqué par la fumée et a eu une main brûlée.
Le bus a été entièrement détruit par les flammes.
A l'arrivée de la police, près de 200 jeunes se trouvaient autour du bus. Ils ont ensuite saccagé un centre social non loin de là.
La police n'a procédé à aucune interpellation sur le moment, ni depuis, a indiqué un enquêteur de la Sûreté départementale.
Les jeunes avaient le visage à moitié masqué par des écharpes, ce qui rendra difficile leur éventuelle identification
, a précisé une autre source policière.
Nuit du 2/11 au 3/11/05
Une voiture a été incendiée mercredi soir juste devant la préfecture de Seine-Saint-Denis à Bobigny
et des caillassages signalés dans six communes du département, secoué par des violences urbaines depuis jeudi.
La voiture était en train de se consumer à 20h20 sur le parvis sud de la préfecture.
Des "caillassages et prises à parti des forces de police" étaient déjà signalés en début de soirée au Blanc-Mesnil, à La Courneuve, Clichy-sous-Bois, Tremblay-en-France, Livry-Gargan et Sevran
, selon la préfecture.
Un poste de police du Gallion à Aulnay-sous-Bois, dans le quartier de la cité des 3.000, a également été incendié en début de soirée
, selon une source policière.
Par ailleurs, un cocktail molotov a été jeté dans l'après-midi sur une voiture du SDPJ 93 (service départemental de la police judiciaire).
Val d'Oise
Des incidents ont éclaté à Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse, Goussainville et Sarcelles.
A 18h 30, une
quinzaine de jeunes a pris d'assaut le magasin Intermarché
, situé à l'entrée de la ZAC de Villiers-le-Bel. Ils ont gazé le personnel ...
Nuit du 3/11 au 4/11/05
Des violences ont éclaté dans neuf communes de Seine-Saint-Denis, en banlieue parisienne, où une quarantaine de véhicules ont été incendiés selon la préfecture du département.
Les forces de l'ordre ont été prises à partie dans plusieurs villes du département, où des centaines de policiers sont actuellement en état d'alerte.
A Aulnay-sous-Bois
,
une concession Renault a été attaquée et incendiée au cocktail motolov
, malgré l'intervention des pompiers sous la protection des forces de l'ordre, ont fait savoir des témoins.
Au Blanc-Mesnil
,
c'est
un gymnase du quartier des Tilleuls qui a brûlé
. Des témoins ont par ailleurs déclaré qu'un
bus avait été attaqué
. Les passagers qu'il transportait ont pu descendre du véhicule sur lequel des pierres et des cocktails molotov ont été jetés.
En début de soirée, la préfecture avait annoncé qu'une voiture avait été incendiée devant ses locaux, à Bobigny, au nord-est de Paris.
Une quarantaine de jeunes ont fait irruption dans le centre commercial de Bobigny 2, détruisant la vitrine d'un magasin de prêt-à-porter et blessant deux à trois commerçants
.
La préfecture a aussi fait état d'une
dizaine de feux de poubelles dans le département, de deux classes d'écoles primaires incendiées
. Depuis le début des violences jeudi dernier, plus de 200 véhicules ont été incendiés dans différentes banlieues.
A Aulnay-sous-Bois
,
des jeunes ont "investi" le poste de police du Galion
, a déclaré un porte-parole de la préfecture.
Une banque a par ailleurs été incendiée à Sevran
, selon des témoins.
Deux jeunes arrêtés lundi à Clichy-sous-Bois ont été condamnés mercredi soir à un et trois mois de prison ferme respectivement pour avoir lancé des
projectiles sur des policiers
.
Le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a réaffirmé dans la soirée que ce qui comptait dans cette "situation difficile" était "le respect mutuel".
"Chacun doit s'écouter, se comprendre et se parler",
a-t-il dit sur la chaîne France 3.
Il a ajouté que le Premier ministre Dominique de Villepin réunirait jeudi "toute une partie de la journée" des élus et des responsables d'associations de quartier pour "voir ensemble, en particulier dans la région parisienne, comment on peut donner les moyens (...) d'aller plus loin et regarder l'avenir".
Des dizaines de véhicules ont été incendiés dans la soirée dans les Hauts-de-Seine, où deux cocktails molotov ont été lancés sur un commissariat d'Antony et trois personnes interpellées dans d'autres villes.
Le département était redevenu calme jeudi vers 03H00, a-t-on appris de mêmes sources.
A la même heure, il n'y avait pas eu d'affrontements directs dans les sept villes concernées, a précisé une de ces sources.
La police comme les pompiers n'ont déploré aucun blessé dans leurs rangs.
A Antony
neuf véhicules ont été brûlés. Deux cocktails molotov ont été lancés sur la façade du commissariat
.
A Villeneuve-la-Garenne
Policiers et pompiers ont été caillassés
, lors d'interventions sur des
feux de véhicules et de containers à poubelles
. Un homme a été interpellé.
A Suresnes
deux personnes ont été interpellées et
plusieurs voitures incendiées
.
A Gennevilliers
une voiture a brûlé.
A Colombes
deux voitures ont été incendiées
.
A Nanterre comme à Sèvres
policiers et pompiers ont été caillassés
en intervenant, respectivement dans les cités du Bateau (trois containers à poubelles brûlés) et Danton (six véhicules détruits).
La nuit précédente, l
es pompiers avaient déjà été accueillis par des jets de projectiles et de cocktails molotov
au Bateau à Nanterre.
Un pompier avait reçu un cocktail molotov
éteint sur son casque, ce qui avait nécessité une brêve hospitalisation pour lui ôter le liquide inflammable des yeux.
Même si les événements qui ont marqué la nuit de mardi à mercredi sont de moindre ampleur que ceux de lundi soir, le quartier de l'Ousse-des-Bois (PAU, Béarn) a connu une nouvelle nuit agitée.
Il était 23 h 30 mardi soir lorsqu'un
groupe de jeunes a mis le feu à une Ford Fiesta volée
, immatriculée dans les Hautes-Pyrénées.
A leur arrivée,
les pompiers ont essuyé un caillassage en règle.
Ils sont intervenus avec l'appui de la police.
Au cours de cette intervention,
les forces de l'ordre ont été prises à partie par :sm17: un groupe de jeunes se trouvant à proximité
. Un individu mineur a été interpellé et placé en garde à vue. Suite à cet incident, trois autres individus, mineurs également, ont été interpellés dans l'après-midi.
Une majorité de ces quatre jeunes
ont été laissés libre au cours de la nuit.
Rappelons que
dans la nuit de lundi à mardi, les événements avaient pris une toute autre ampleur
. Une partie du quartier avait été plongée dans le noir après que les transformateurs électriques ont été vandalisés.
Des containers ont été brûlés. Le bureau de poste de l'Ousse-des-Bois a été fortement dégradé. Il a gardé portes closes toute la journée d'hier en raison des dégâts occasionnés. Les vitres ont été brisées, des morceaux de verre jonchaient la salle d'accueil du public. A l'extérieur, un distributeur de billets a été totalement endommagé.
Les violences se poursuivent
Environ 400 voitures ont été brûlées, surtout dans la banlieue parisienne, et 27 bus ont été détruits dans l'incendie d'un dépôt lors d'une nouvelle nuit de violences, marquée par moins d'affrontements entre forces de l'ordre et jeunes fauteurs de troubles, a-t-on appris vendredi de source policière. En fin de nuit, la situation "tendait à se calmer".
Les banlieues à forte population d'origine immigrée de la couronne parisienne ont été embrasées pour la 8e nuit consécutive par des violences urbaines.
Un des principaux événements relevé vendredi peu avant 05H00 (04h00 GMT) était
l'incendie du dépôt de bus de Trappes (banlieue ouest) qui a provoqué la destruction de 27 bus par propagation des flammes
.
Des voitures ont également été incendiées en province
, mais en bien moins grand nombre, notamment
en Côte d'Or (centre-est de la France), dans les Bouches-du-Rhône (sud-est) ou en Seine-Maritime (ouest). La Seine-Saint-Denis, dans la banlieue nord, a été une nouvelle fois le département le plus touché avec "au moins 150" destructions de véhicules. Les départements d'Essonne (sud-est), du Val d'Oise (nord) et des Yvelines (ouest) ont également été concernés.
En Seine-Saint-Denis
:
trois entrepôts ont été brûlés
au Blanc-Mesnil et à Aulnay.
Plusieurs bâtiments publics (mairies, écoles, commissariats...) ont été la cible de jets d'engins incendiaires
.
Des impacts de grenaille ont été relevés sur des cars de police
à Neuilly-sur-Marne.
En revanche, moins d'affrontements directs ont été relevés avec les forces de l'ordre. A 04H30 (03h30 GMT), le bilan était de cinq policiers légèrement blessés par des jets de projectiles.
Réactions des policiers :
- Violences: un syndicat de police veut un couvre-feu en banlieue. Le 2/11/05
Le syndicat Action Police de la CFTC, qui représente 20% des fonctionnaires de police, demande à Nicolas Sarkozy d'
instaurer un couvre-feu dans les banlieues touchées par des violences depuis six nuits.
Dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, Michel Thooris, secrétaire général du syndicat, réclame "
un couvre-feu de nuit pour faire face à la guerre civile qui continue actuellement à se dérouler dans de nombreux ghettos français
".
Il assure que ce dispositif est "indispensable" afin de rétablir "l'ordre républicain au plus vite". "
Demain, ce seront 700 cités interdites qui entreront à leur tour en guerre civile
", affirme-t-il.
Selon le syndicaliste, "il y a actuellement sur la toile internet des milliers de pages qui appellent les habitants des ghettos français à se soulever et à entrer en guerre contre l'Etat français". "Cela est extrêmement inquiétant et cette menace doit être prise au sérieux par Nicolas Sarkozy", ajoute Michel Thooris.
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le secrétaire général du syndicat de policiers Unsa, Francis Masanet, craint une aggravation des violences urbaines et demande au ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, de modérer ses propos.
"C'est trop facile d'aller exciter les jeunes et après d'aller se coucher. Nous, nous sommes confrontés 24 heures sur 24 à cette situation.
On peut pas dire aujourd'hui qu'on va nettoyer les cités au karcher. Ce n'est pas comme ça qu'on engage le dialogue", a-t-il déclaré à Reuters.
"Le président de la République hier au conseil des ministres a fait un rappel à l'ordre. C'était plutôt destiné au ministre de l'Intérieur pour qu'il fasse attention à ses discours et à son langage", a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de l'Union nationale des syndicats autonomes de la police (majoritaire) estime que la situation est "dramatique" après une septième nuit de violences urbaines dans la banlieue parisienne.
"Nous craignons, nous à l'Unsa police, dans les heures qui viennent ou dans la nuit qui vient des événements plus graves".
Francis Masanet a précisé que dans la nuit de mercredi à jeudi en Seine-Saint-Denis 23 personnes ont été interpellées,
179 véhicules ont été détruits par le feu et deux sapeurs pompiers ont été blessés
.
A Noisy-Le-Sec
un camion de pompiers a essuyé "un tir à balle réelle destiné aux forces de l'ordre" et "une trentaine d'individus cagoulés ont investi le train RER
C à la gare du Blanc-Mesnil, brisant 17 vitres et dérobant les affaires de plusieurs passagers".
Le véhicule du commissaire de Neuilly-sur-Marne qui intervenait à Aulnay-sous-Bois a été détruit par le feu
et
deux classes d'une école primaire d'Aulnay ont été détruites
, a-t-il ajouté.
LaraC